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La Mongolie

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Architecture mongole

GerLa yourte mongole:

La yourte habitat traditionnel mongole est adaptée à la nature, à l’environnement, au climat du pays et aux conditions de vie nomade. Le principal habitat des nomades était la yourte (ger en mongol) qui se monte et se démonte facilement. Les caractères importants de l’architecture mongole sont donc la simplicité du montage et du démontage, l’adaptation et la flexibilité de chaque pièce, et bien sur la facilité de transport.

Les éléments essentiels de la yourte sont les murs et le feutre qui peuvent être rapidement montés et démontés, et transportées sur de longues distances par des chevaux. Les murs sont carrés et constitués de plusieurs sections. Il est possible de rajouter une section si l’on souhaite agrandir la taille de la yourte.

Le toit est composé de nombreuses longues perches. D’un coté, celles-ci sont taillées et de l’autre, une ficelle est accrochée. Le bout taillé des perches se met dans les trous de la Toono, cercle (rondelle) qui soutient le centre du toit. L’autre bout est solidement noué aux murs grâce à la ficelle. Ainsi, la pression du toit est équitablement repartie sur tout le périmètre des murs. Pour plus d’équilibre et plus de solidité au niveau de la Toono, on ajoute parfois deux ou quatre piliers de support au milieu de la yourte. La Toono et les perches sont ensuite recouverts par le feutre qui est attaché par des cordes.

L’entrée de la yourte consistait autrefois en un rideau en feutre, alors que de nos jours, on rencontre plutôt des portes en bois. La yourte n’a pas de fenêtre : la lumière de jour entre par l’ouverture de Toono (toit) ou bien, en été, par la porte d’entrée, laissée ouverte.

L’intérieur de la yourte est très simple. Chaque meuble de la yourte occupe toujours la même place. En plein milieu, il y avait autrefois l’âtre qui est aujourd’hui remplacé par un poêle rond dont le tuyau sort par la Toono.

La partie Nord de l’intérieur de la yourte est la plus importante. Elle best réservée à l’autel du domicile et les invités les plus importants s’assoient de ce coté. Le coté-Est est réservé aux tâches ménagères et le coté Ouest est réservé à la famille. Toutes ces traditions sont encore respectées de nos jours. La yourte est probablement la meilleure solution au problème de l’adaptation du foyer à la vie nomade. C’est pourquoi, l’habitat mongol a peu évolué jusqu’à nos jours.
Maikhan

La tente mongole : ‘Maikhan’

En plus des yourtes, les Mongols utilisaient souvent des tentes, ‘Maikhan’ en mongol, elles aussi très simples à monter et démonter. Ils utilisaient ces tentes pendant leurs déplacements. Elles sont composées de trois perches. Deux sont positionnées verticalement et une est placée horizontalement entre les deux autres. Puis ces trois perches sont couvertes par une toile en tissus elle-même attachée au sol par des piquets en bois.

Les tentes mongoles Maikhan sont décorées par de jolis motifs colorés traditionnels.

Les monastères bouddhistes

En raison de la propagation du bouddhisme dans la steppe, les nomades eurent besoin d’un nouveau type de construction.
Tout d’abord les moines artisans essayèrent de faire des temples-yourtes. Mais en raison de la croissance du nombre de croyants bouddhistes et comme les moines devaient se rassembler assez souvent dans ces temples pour les cérémonies rituelles, ces yourtes n’offraient plus un espace suffisant.
Les premières expériences d’agrandissement de la yourte, faites par des artisans mongols ne donnèrent pas de résultat satisfaisant. Pour résoudre ce problème, il fallut alors changer le mode de montage de yourte. Les murs notamment furent renforcés mais en même temps garder ses qualités essentielles.
Du XVIIème au XIXème siècle, les temples-yourtes devinrent de très grande taille. De ce fait, les éléments de la carcasse des murs s’agrandirent et évoluèrent.
Des colonnes durent d’abord être ajoutées pour assurer la solidité des édifices car en Mongolie, surtout au printemps, il n’est pas rare que le vent souffle assez fort.
Petit à petit ces grandes yourtes prirent la forme d’un polygone. Le montage et démontage des temples devint alors assez compliqué à cause du toit en forme de pyramide notamment. Il fallait donc chercher d’autres solutions plus simples.
Aussi, les temples yourtes adoptèrent ensuite la forme carrée ce qui rendit le montage plus simple. Malgré les modifications, la même méthode de construction de la yourte restait la même. Les temples carrés étaient très confortables, en particulier pour les cérémonies rituelles des lamaïstes. Dans ce genre de temples, on pouvait rassembler entre 800 et 1100 personnes.
La solution concernant la construction des temples est incarnée en 1654, par l’édification du temple Tsogchin dans le monastère d’Ikh –Khuree à Urga. La tradition de la construction de ce temple est liée au premier chef religieux de Mongolie : Ondor-Gegeen. On pouvait rassembler 2500 personnes dans ce monastère. Ce temple mesurait d’abord 42 x 42 m, puis il fut agrandi jusqu’à 52 x 52 m en ajoutant de larges galeries de 9 m. Ce qui est intéressant, c’est qu’on pouvait agrandir ce temple par d’autres galeries du même type. La partie centrale du temple est couverte par un toit à quatre coins avec une coupole au milieu.
Durant les siècles suivants de nombreux temples furent construit sur le modèle de Pokchin le temple d’Ikh-Khuree (ancien Urga).
Malgré l’expansion du lamaïsme dans le pays, les temples-yourtes disparurent néanmoins progressivement en laissant la place aux constructions en pierre inspirées par l’architecture traditionnelle chinoise et tibétaine. Les Mongols continuèrent toutefois à donner aux constructions la forme de yourte.
Pour réaliser ces édifices en pierres ou en bois, les Mongols ont dans un premier temps (XVI ème XVIIème siècle) fait appel à des artisans étrangers. Plus tard au XVIIIème siècle, les Mongols assimilèrent les techniques de construction des immeubles en pierre et en bois.

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TERRE MONGOLIE

Aux pleins cœurs de l’Asie Centrale la Mongolie est un pays qui se trouve entre les deux grandes nations la Russie et la Chine. La frontière nord avec la Russie fait 3485 km et la frontière sud avec la Chine 4670 km.
A l’ouest, on trouve les grandes chaînes de montagne d’Altaï, dans le nord, les forets Sibérienne. L’est a un relief plat : Le fameux Minengiin Tal est une steppe plate qui s’étend sur plusieurs centaines de km. Au sud du pays, on rencontre le désert de Gobi
Altitude moyenne en Mongolie est environ 1500m, elle se présente comme un haut plateau incliné d'ouest à l'est situé au centre d'un immense système montagneux.
Les plus hauts sommets de Mongolie se trouvent dans les chaînes de montagnes d'Altai mongol qui s'étale sur plus de 1000 km du sud-ouest de désert de Gobi jusqu'au nord-ouest. Les plus haut pics situent dans les Altai Tavan Bogd célèbre par ses magnifiques glaciers Malchin, Huiten, Nairamdal qui dépassent les 4000m d'altitude.
A l'est de l'Altai se situe les chaines de monts Hangai, ses plus haut sommets depasse 3000m d'altitude. Dans le nord de la chaînes de Hangai se trouve la territoire montagneux et boisées du Huvsgul. Les zones de forêts du nord laissent place au sud à une wone de steppe boisée montagneuse qui devient semi-désertique , puis désertique à l'extrême sud.

L'est du Hangai se trouve les monts de Hentii dont les chaînes principales, s'étirant du sud-ouest au nord-est, forment une courbe occidentale du grand arc Hangai-Hentii. Les monts Hentii s'abaissent progressivement et vont terminer dans la steppe, à l'est , et dans le bassin des fleuves Orhon - Selenga. Les régions de Hangai sont dotées par une végétation riche et variée comparant aux régions de l'Altai mongole. Les pâturages y sont excellents.
A l'est et au sud des monts Hentii, c'est la grande plaine mongole orientale "Dornodiin Tal" dont l'altitude moyenne est 700m, l'altutude la plus faible de Mongolie se trouve justement dans ces régions 560m - près de Huh Nuur.

Le Sud et le sud-est  de Mongolie est couvert par la zones désertique semi-désert "Gobi". Gobi en mongole signifit zones comlètement dépourvue de végétation ou un désert de sable. Le désert de Gobi rassemble douze zones protégées soit soixante% de territoire préservés. Ces vastes zones regroupent de désert rocailleux, de désert de sable, de rochers, de bassins asséchés, de cours d'eau salé, de sources d'oasis.

Les  principales caractéristiques de la Mongolie:

  • Une superficie totale de 1564116 km ² ,17ème rang mondial
  • Au nord, la frontière avec la Fédération de Russie est de 3 485 km
  • Au sud, la frontière avec la République populaire de Chine est de 4 677 km
  • Une longueur maximale de 2 392 km d'est en ouest et 1 259 km du nord au sud
  • Situé entre 41 ° 35 "-52 ° 06" de latitude nord et entre 87 ° 47-119 ° 57 est de  longitude
  • Une altitude moyenne de 1580m, avec le point le plus haut à 4853m et le plus bas à 532m
  • La capitale, Oulan-Bator ou Ulaanbaatar, est situé à une altitude de 1350m

Le climat en Mongolie est continental, très sec, froid l’hiver, chaud en été. L’été et l’automne sont les plus belles saisons de Mongolie. En été, plus on va vers le sud, plus il fait chaud, et les températures sont sensiblement plus fraiches dans le nord et nord-ouest. La pleine saison de l’escalade et du trekking dans les hautes montagnes de l’Altai, Khangai couvre les mois de juin, juillet, aout: en septembre et octobre, nous vous conseillons d'aller vers le sud dans le désert de Gobi.

 

Structure administrative en Mongolie

 La Mongolie est partagée en 21 Aimag (province) + Oulan-Bator la capitale.
Chaque Aimag dispose d'un centre (Aimagiin tov)  et est divisé en soums qui ont à leur tour aussi un centre (Soumiin tov). Les Soum sont ensuite divisés en Bag (sorte de village de ger qui peut être temporaire ou fixe).
Les résidents permanents vivent dans les centres d’Aimags centre et les centres de soum. Le reste du territoire est la propriété de l’Etat et est utilisé par les familles de pasteurs nomades. En hiver, les familles nomades installent leurs Ger dans la zone périphérique de ces centres d’Aimags et de soum.

Les Bag sont des petits villages composés de familles nomades. Les éleveurs vivent approximativement à dix kilomètres du centre du Bag et des autres éleveurs. Une famille est composée de plusieurs foyers (jusqu'à 5 selon la région).
La capitale est divisée en districts et subdivisé en khororos.

Environnement
La Mongolie peut être divisé en quatre régions typiques:
• le sud et le sud-ouest du pays, avec le désert de Gobi
• la région de l'ouest, avec la combinaison de steppe et de désert élevé des monts Altaï
• la zone centrale et orientale possède de vastes prairies
• la zone montagneuse au nord couverte par taïga

Les rivières et les lacs représentent 0,6% de la surface du territoire. Les principaux cours d'eau sont Orkhon, Kherlen, Tuul et Selenge. Les plus grands lacs sont Uvs dans le nord-ouest et Khuvsgul dans le nord.
Ces dernières années, la Mongolie endurées quelques  catastrophes telles que les sécheresses, gelées, fortes chutes de neige, les tempêtes de poussière, inondations et incendies de forêt, causant de graves dommages. En outre, en raison du faible niveau des précipitations, de l’exploitation abusive des ressources naturelles et la croissance démographique, le phénomène de  désertification est en net progression.
Toutefois, l 2006 année a été relativement agréable, mais manque d'eau (pluie) est encore en cours d'exécution.
Malgré les dures conditions de la Mongolie a une impressionnante biodiversité avec de nombreuses espèces uniques.

Infrastructure en Mongolie

L'infrastructure est le principal problème en Mongolie. Ce grand pays a encore peu développé et l'infrastructure de transport routier.

- Chemin de fer
Il n'y a qu'une seule ligne reliant la frontière nord à la frontière sud, via Oulan-Bator. 92,2 pour cent du chiffre d'affaires national de marchandises est exécuté par le biais de ces 1815 km de chemin de fer reliant la Russie, la Chine et les grandes villes industrielles domestiques comme Darkhan, Edernet et Sukhbaatar.
- Route
En 2006 la Mongolie a totalisé 6,3 mille kilomètres de l'amélioration de la route dont 2,4 mille kilomètres de route avec couverture rigide.
Projet de route du Millénaire est en cours depuis 2001.this projet se compose d'est en ouest sur une route traversé par quatre axes nord au sud.

 -Communication

 L’introduction du téléphone mobile fut un succès, avec un nombre d’utilisateurs qui ne cesse de croître.

 Grâce au système de relais de telecommunication alimenté par des panneaux solaires, même les coins les plus reculés sont relié au reste du monde.

 Les technologie de téléphonie fixe traditionnel sont bien moins performantes.

-Ressources naturelles

 Les principales ressources de la Mongolie sont le bétail et son sous sol.

  •  Bétail

A la fin de l’année  2006, on dénombrait 34.8 million de tête de bétail dont 253 milles chameaux, plus de 2 millions de chevaux, plus de 2 millions de bovins, près de 15 millions de moutons et 15,5 millions de chèvres.

  • Sous-sol

 La Mongolie détient de large réserve de charbon, cuivre et d’or  qui sont déjà exploité. Mais le pays possède aussi  molybdène, tungstène, phosphates, étain, nickel, zinc, wolfram, spath fluor, argent, fer et uranium.

 

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Histoire Mongolie

Les Empires Pré-Mongols
L’Asie centrale, dont la Mongolie, est un des berceaux ancestraux des premiers hommes : chercheurs, archéologues et scientifiques l’ont prouve au début du 20 émeu siècle ; d’importants et rares vestiges d’habitats préhistoriques ont été mis a jour, lors de prospections archéologiques sur le sol de l’Asie centrale (voir le chapitre sur les monuments préhistoriques).

Chronologie d'Histoire de Mongolie

Age de pierre- 700 000-12 000

Age de bronze- 3000-5000 (du 13 au 11 e siècle avant notre ère)

Age de fer - 5 siècle av. notre ère

Les Empires des Steppes

-Khunuu Guren – 198 Avant notre ère

-Syanbii - 97-130 Avant notre ère

-Juan-Juan – II siècle.

-Turk – Turuu Khaant (552-630)

Khojuu Khaant VIII siecle

-Ouiguur – 745 – 840.

-Kidan – 901 premier khaan de Kidan, 917 premier empire des Kidans, 1025 fin de l’empire.

-Grand Empire Mongol – 13 et 14 siècles Empire Chingiskhanide.

15è siècle 1 er Empire Oirat

17è siècle 2 e Empire Oirat

Fin de la domination Mandchoue :

- Décembre 1911 La Mongolie de Bogd Khaan

-1921 La République populaire Mongole- La révolution 1921

-1939 - La guerre de Khalkhiin Gol

Fin de la domination soviétique.

-1990 – La révolution Démocratique

Les monuments préhistoriques sur le territoire de Mongolie.

Le territoire de la Mongolie, des hautes montagnes de l’Altai jusqu’aux chaînes de Khyangan, du lac Khovsgol jusqu’aux Déserts de Gobi, était habité il y a 200-100 mille ans
Les plus anciens vestiges d’existence d’un homme date du paléolithique inférieur .Les vestiges ont été retrouvés dans les différentes régions de la Mongolie : dans le nord – près de la ville Altan-Bulak, dans le sud – a Omno-Gobi, a Gobi-Altai prés du lac Orog-Nuur, dans les bassins des rivières Onon, Kherulen. La plupart des vestiges se trouve dans les régions de Gobi, car à l’époque paléolithique, le climat était chaud et riche en flore et faune.

La Mongolie est un des pays le plus riche en pétroglyphe qui représentent un héritage de la culture intellectuelle de différentes tribus et ethnies qui ont vécu sur cette terre depuis plusieurs siècles. Il existe des nombreux endroits en Mongolie où l’on peut trouver des pétroglyphes.

Les plus anciens pétroglyphes sont apparues au paléolithique inférieur comme en témoigne par exemple les peintures de la grotte Khoid Tsenkheriin qui se trouve à Khovd aimak. Ce site a été découvert et étudié par une expédition d’archéologues Sovieto-Mongol en 1966. Ces dessins sont particulièrement exceptionnels. Ils sont dessinés sur des roches assez claire (blanc et gris claire) et rugueux avec des couleurs rouge et rose rouge et ils se partagent en 14 parties ou les compositions des peintures ne sont pas liées. Ils ont aussi des différents sujets. Parmi elles (les peintures) on peut voir des animaux jamais vu ou présente sur les autres peintures : des antilopes, des oiseaux, les troupeaux, les chasseurs etc.

Aussi particulièrement les chaînes des monts de l’Altai sont exceptionnellement célèbres et riche par leurs peintures.

Nous avons découvert et étudié une galerie des peintures de roche figurant plus de dizaine des milliers de thèmes, considérée une des plus grandes au monde, qui est distribuée sur un plateau de 15 kilomètres en longueur et 500 mètres en largeur s'étendant le long des bassins des rivières Tsagaan-Salaa et Baga Oigar de la montagne d'Altai Tavan Bogd qui est le sommet le plus élevé dans la chaîne des montagnes d'Altai Mongoles.

Ces peintures ont été dessinées à l’âge paléolithique. Ils sont arrivés à l’apogée de leur évolution et développement à l’âge de bronze et puis ont continué à être graver jusqu’au moyen âgé.

Sur ces dessins vous pouvez voir différents animaux sauvages comme des mammouths, bisons, chevaux, cerfs, loups, ours, canards, poissons et oiseaux ainsi que des cavaliers, des personnages qui chassent des animaux et des couples qui font l’amour aussi bien que des yourtes et des chariots, en bref, tous ce qui représente les différents aspects de la vie quotidienne de cette période.

Les principales étapes de l’histoire de la Mongolie

1. Du paléolithique à l’age du bronze

2. De l’age du bronze à l’age de fer

3. De la période turque à la période Kidan

4. La période Kidan

5. Gengis khan, naissance de la Mongolie

6. La période mandchoue

7. L’ère soviétique : la république populaire de Mongolie

8. Chute du mur de Berlin : « révolution » démocratique et économie de marché

1. Du paléolithique à l’age du bronze

Des vestiges de l’ère paléolithique ont été mis en évidence dans la deuxième moitié du 20eme siècle dans les provinces Ovorkhangai, Gobi Altai, Khovd, Bayan Olgii, et Selenge.

La présence de l’homme sur le sol de l’actuel Mongolie remonte à au moins 500 000 ans comme le confirme les instruments en pierre du bas paléolithique découverts dans la province de Bayankhongor.

D’ailleurs les pétroglyphes les plus anciens datent de cette période.

La région de l’Altai et des grands lacs a été peuplé par des chasseur de l’age de pierre, qui y ont laissé comme preuve de leur passage et de leur talent artistique des dessins remontant au paléolithique supérieur, cad de -20 000 à -15 000, dont les plus remarquable pièces se situent dans la grotte de Khoit Tsenkher.  

On trouve de nombreux vestiges du mésolithique, notamment dans les province de l‘est et du sud mais plus surprenants son les témoignage du néolithique et particulièrement le site de Tamtsag Bulag ou ont été découverts de nombreux instruments à moudre le grain et des houes, preuve d’un mode de vie sédentaire élaboré, basé sur une agriculture développée mais aussi des activité de cueillette et de chasse.

C’est à l’age de bronze (vers le 13eme siècle avant notre ère) que la société sédentaire cède sa place à une société de cavaliers nomades, qui voit le développement de la métallurgie et l’apparition des bronzes de Karassouk dont la Mongolie fut vraisemblablement le centre de production et de diffusion.

La région fut le centre de diffusion des stèles à cerfs dont un grand nombre (env. 500) fut découvert dans le quart nord ouest du pays. Il semble que ces monuments datent de la première décennie avant notre ère. Ils sont la preuve d’une certaine cohérence culturelle sur tout le territoire. retour au plan

2. De l’age du bronze à l’age de fer

L’avènement de l’age de fer dit « ère du cavalier » entérine définitivement le passage au pastoralisme nomade. On forge des armes, des outils, et on parcourt d’immenses distances grâce au cheval sellé. Les contacts entre groupes se multiplient et de puissants groupes de tribus nomades apparaissent vers le milieu du premier millénaire.

Les tribus dominantes sont de souche indo-iranienne dans laquelle on inclut les Scythes de a mer noire et les Saces d’Asie centrale. Le pastoralisme nomade est alors le mode de vie dominant de la partie oriental de l’Europe (actuel Hongrie) à ce qui constitue aujourd’hui la Chine. L’origine exacte de ces peuples nomades n’est pas véritablement définie, tantôt apparenté au « Türks » tantôt au  « Mongols ».

Le cheval a un rôle central dans la genèse des peuples de la steppe d’Asie central. Il permet de contrôler des troupeaux plus grands qui nécessite de plus grands pâturages. Cela crée des conflits, des alliances, et de puissantes tribus apparaissent. Parmi elles, les Hiong-Nu qui, au 2eme siècle avant notre ère, vont fonder un empire puissant, perpétuellement en guerre contre l’empire du milieu, la dynastie Qing (actuel Chine) qui pour se protéger construiront une gigantesque muraille.

A l’empire Hiong-nu, dissou en 155, succédera l’empire des Hsien-pi de 155 à 400, puis entre 400 et 552, l’empire Juan-Juan dont le territoire s’étendait de l’actuel Corée jusqu’au Turkestan russe. Les Juan-juan seront ensuite défaits par les Türks …

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3. De la période turque à la période Kidan

Au début du 6eme siècle, les Türk Tujue de la région de l’Altaï, sont esclaves des Juan-juan. Ils forment une coalition, se révoltent en 551 et mettent fin au Khanat juan-juan. Les Tujue forment alors un immense empire qui obligera l’empire chinois à prolonger sa grande muraille.

En 630, le 1er Khanat Türk est anéanti par l’Empire Tang de Chine. Vers 680, les Tujues reconstruisent leur empire (2eme Khanat) dont le territoire qu’occupe la Mongolie actuelle est le centre.

Empire qui s’est alors scindé en deux partie : une partie orientale qui s’étend de l’Orkhon a la grande muraille et une partie occidental de l’Altai a la perse.

Les Türk apporte un peu de stabilité dans une région caractérisée jusqu’alors par des successions de confédérations. Ils introduisent une vision à long terme pour ce faire développe une écriture et une littérature. Cette écriture dite « écriture de l’Orkhon » est une écriture phonétique utilisant un alphabet dérivé de l’alphabet araméen.

Le deuxième Khanat, fondé par Qutluq Elterish, est finalement réunifié par son frère Qapagan. A la mort de ce dernier, une guerre de succession affaiblira l’empire qui se verra renversé par les Ouïgour en 744.

Les Ouïgour sont apparenté au Türk. Leur domination est à l’origine d’une période de construction intense témoignant d’un haut degré d’art architectural comme en témoigne les ruines de villes et de fortifications défensives qu’on peut observer aujourd’hui. Les Ouïgour , contrairement à tout leurs prédécesseurs, se sont allié au chinois au contact desquels ils ont adopté comme religion le manichéisme. Ils atteindront un haut degré de civilisation, et seront à l’origine d’une littérature religieuse importante.

Vers 840, les kirghiz, des Türk sibérien, profitent d’un rude hiver pour renverser les ouigour et les chasser vers le sud. Ils seront à leur tour vaincus par les Kidan… retour au plan

4. La période Kidan

Venus de Mandchourie, les Kitan fonderons au 10eme siècle une dynastie qui dominera une partie importante de l’Asie centrale. L’empire est l’un des plus puissant de l’orient du moyen age, il contrôle les routes caravanières et le commerce du sel et du fer, et entretiennent des relations avec la chine, le japon, le moyen et proche orient etc..
Les kitan vont construire un véritable réseau de ville dont certaines sont purement guerrières et d’autre plus commerçante ou religieuse. Les cités kitan comportent des fortifications percées de portes sur les quatre cotés, desquelles deux rues convergent vers le centre. Les Kidan développeront l’économie en se basant sur des activités diversifiées tant au niveau du commerce que de l’agriculture. A cette époque, une grande partie de la population était sédentaire. Autour des villes, des espace agricole avec irrigation, associé à une forme élaborée d’élevage du bétail avec des centres vétérinaires.

La capitale impériale des Kidan se situait dans la vallée de l’Orkhon, comme l’avait fait avant eux les Hiong-Nu, les Türk et les Ouïgour. Le bouddhisme est alors la religion d’Etat, mais les autres pratiques ne sont pas interdites. Le règne kitan est caractérisé par une large tolérance et l’œcuménisme. Cette tolérance s’ancrera dans les mœurs puisqu’elle subsistera après le règne Kitan, la religion ne jouant aucun rôle dans le contrôle des tribus.

Au début du 12eme siècle, affaibli par des luttes internes, l’Empire Kitan est renversé par les Jurchen, une tribu forestière originaire de la mandchourie. Les Kitan émigre alors à l’ouest, vers le turkestan.

Des lors, autour de l’Orkhon, c’est le chaos, des guerre tribales incessantes déstabilisent la région, jusqu'à l’arrivé d’un certain Gengis Khan…

5. Gengis khan, naissance de la Mongolie

L’entité mongole en tant que telle n’existe pas réellement avant l’unification par Gengis khan. Elle consiste en une mosaïque de petits peuples d’origine diverse qui vont constituer une nation unique prenant le nom de la tribu dominante (Mongol).

A la fin du 12eme siècle, les Mongols sont installés dans la région des bassins des fleuves Khelen et Onon, formant un petit khanat faiblement structuré. En 1206, Temujin est intronisé Gengis Khan (en mongole on prononce et écrit « tchingis »), grand khan des Mongols, ayant rallié à sa cause les nombreuse tribus turko-mongoles de la région. Des lors prend naissance l’empire mongole qui deviendra le pus grand empire qui n’ai jamais exister dans l’histoire de l’humanité.

La construction de l’empire comporte trois phases :

Première phase, les invasions initiales, entreprise par Gengis khan (1206- 1227), et durant laquelle les Mongols s’empare du nord de la chine dont Pékin, défont le sultan du Khwarezm qui règne sur l’Asie centrale (actuels Uzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, Afghanistan et Iran), traverse le Caucase où ils prennent le dessus sur les Russe et les Turk Qipchak.

Deuxième phase, la période de consolidation et d’expansion, sous le règne d’Ogedei (1229 à 1241), troisième fils de Gengis Khan, qui achève la conquête du nord de la chine (1229-1234) celle de l’Iran, accroît sa domination en Russie, et occupe les Etats caucasiens d’Arménie de Georgie, détruit le royaume turc de la Grande Bulgarie (1230-1240) puis envahie la Corée (1241).

Troisième phase, la période de la Pax Mongolica qui représente l’age d’or des échanges de marchandises et d’idées entre l’Orient et l’Occident, et l’apport des Mongols à la civilisation médiévale en général et à la chevalerie occidentale en particulier est considérable.

Entre 1246 et 1248, sous le règne du grand Khan Guyuk, le Tibet se soumet aux Mongoles. Puis sous le règne de Mongke (1251-1259), neveu d’Ogedebeï, les Mongols atteigne Badgdad, envahissent la Lituanie et la Pologne.

Des lors, lorsque l’empereur Kubilaï, petit fils de Gengis Khan, accède au trône en 1259, il est comme le dit Marco polo, « le plus puissant possesseur de gens, de trésors et de terres qui fut ». Kubilaï transfère la capitale de l’empire à Pékin, fonde la dynastie des Yuan en Chine dont il termine la conquête en 1279, et se trouve ainsi à la tête d’un empire Mongol qui s’étend du fleuve jaune au Danube et de la Sibérie au golf persique.

Un empire prospère et sure : la Politique depuis Gengis Khan avait été sécurisé les voie commerciale de la méditerranée à la mer de chine. Il était dit que «  Une jeune vierge portant sur la tête un plateau d’or pouvait aller du levant au couchant, des rives du pacifique à celle de la méditerranée, sans avoir à subir de personne la moindre violence ».

En 1368, les Mongoles sont chassés de Pékin par les chinois avec l’arrivé au pouvoir de la dynastie Ming. Cet événement signifie la fin des grands empires nomades

6. La période mandchoue

Au 17eme siècle, la Mongolie est partagée entre les Oirat (Mongols occidentaux aussi appelés Dzoungar) et les Khalkha (Mongols orientaux). En 1688, à la suite d’une attaque des Oirat, les Khalkha appellent les mandchou à l’aide. L’empereur mandchou en profite alors pour occuper le pays Khalkha.

Les Bogdo Gegeen, chef religieux règnent des lors en Mongolie. A partir de 1635, huit Bogdo Gegeen se succéderont pendant trois siècles. Seul les deux premiers sont mongols, les autres seront tibétains. Les plus célèbres sont le premier et le huitième.

Le premier, Zanbazar, est le fils du souverain du khanat khalkha le plus important du 17eme siècle. C’est à la fois un immense artiste (bronzier, architecte, orfèvre), un personnage religieux à la base de ‘alphabet soyembo actuellement utilisé (alphabet dit traditionnel) et un politicien. Il est à l’origine de nombreux temples et monastères, parmi lesquels Ikh Khuree, noyau de la future Urga (qui deviendra ensuite Ulaan baatar).

Zanbazar meurt à 90ans en 1724, en laissant une empreinte quasi légendaire sur le pays. Le 2eme Bogdo Gegeen mourra en 1757. Son influence politique incitera les mandchou à ne plus choisir que des tibétains comme réincarnations. Nés et élevés au Tibet, ces derniers se désintéresseront totalement des affaires du pays, à l’exception du dernier d’entre eux Djezundanba qui, haïssant les mandchou, exhorta le peuple mongol à se révolter contre l’occupant. Il est jusqu'à aujourd’hui un symbole de lutte pour l’indépendance. Djezundanba deviendra en 1911 le premier chef d’Etat de la Mongolie indépendante, avec un gouvernement de cinq ministres. Il meurt en 1924, l’année de la proclamation de la République Populaire de Mongolie.

7. L’ère soviétique : la république populaire de Mongolie

En 1911, la dynastie mandchoue est renversée. En 1913, Pékin est contraint de reconnaître, par un traité avec la Russie, l’autonomie de la Mongolie extérieur.

En 1919, les chinois profitent de la révolution russe pour établir, à l’aide des japonais, un gouvernement militaire.

En 1920, le baron Undern-Sternberg, un aventurier sorti d’on ne sait ou, se place à la tête d’un groupe composé de Russes blancs et de mongols, et chasse les chinois. A Urga, il installe un gouvernement de princes mongols. Au départ la population lui est reconnaissante d’avoir remis sur le trône le 8eme Bogdo Gegeen, mais il ne tarde pas à dévier et à commettre des exactions.

C’est alors que Sukhbatar entre en jeux : il part à Moscou en 1921 et jette les bases d’une armé populaire révolutionnaire grâce à laquelle Choibalsan renverse Ungern qui sera fusillé à Novossibirsk le 15 septembre 1921.

En 1924, la monarchie est définitivement abolie et la république est proclamée. Urga est alors rebaptisée Ulaan baatar ce qui signifie héros rouge, en hommage à Sukhbaatar.
Par la suite, ce qui avait débuté comme un mouvement nationaliste contre la domination chinoise se transforme en une dictature dont le nombre de victime n’est jusqu'à ce jour pas chiffrable. Choibalsan, qui dirigea le pays de 1937 à 1952 fut à l’origine de nombreuses exécutions et de massacre envers des modérés des opposant et des religieux.

8. Chute du mur de Berlin : « révolution » démocratique et économie de marché
9 novembre 1989 - chute du mur de Berlin
C’est le début de la fin pour l’ère soviétique. La Mongolie entame sa révolution démocratique pacifiquement sans trouble politique majeur. Des élections libres ont lieu en 1990 et des relations sont établies désormais avec l’occident.
En 1992, une nouvelle constitution est ratifiée, achevant la transition d’un Etat socialiste vers une démocratie, d’une économie planifiée vers une économie de marché.
Cette transition s’effectue dans le calme, mais pas sans souffrance. La pauvreté fait son apparition, l’économie du pays est déstructurée, les gens ont faims…
A partir de 1997, la situation s’améliore. Le pays s’organise peu à peu…
En 2005, George Bush est le premier président américain à se rendre en Mongolie. Il faut dire que le pays fait parti de la coalition en Irak…

Pour plus de détail nous vous conseillons le livre  « MONGOLIE » de Claire SEMIER et Etienne DEHAU paru aux éditions OLIZANE, et dont nous nous sommes inspiré pour rédiger cette partie.

LES MONGOLES

CHIGISS KHAAN et son Empire.

Temuujin- Chingiss Khaan est désigné par les mongoles en tant que seigneur suprême, sous le nom du plus grand des mongoles dont il a joué un rôle important en cimentant la nation mongole et en assurant son survie tout au long des âges.

Il n'étonne pas donc qu’il existe beaucoup de légendes et d’histoires soigneusement raconté génération par génération tout au long des âges et des endroits où Chiggis Khaan a été soutenu, nommé et combattu. Ces légendes constituent un corps entier des mythes qui peuvent être vus comme grands mythes des mongoles avec lequel on détermine le sens de l'identité et de l'unité Mongole.
L’année 2006 fut l'année du 800 eme anniversaire de la fondation de Grand Empire Mongole.

Lire la suite...

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Catherine et ses 2 amis cherchent a partager leur voyage, le circuit découverte "IMMENSITEE DE MONGOLIE"

Date de voyage :   DU 01-21 JUIN 2017 

Prix du voyage:
1500 € base 6-8 personnes
21 jours en pension complete

Invitation au voyage

    Vous ne parvenez pas à choisir parmi les régions les plus réputées de Mongolie ? Ce circuit complet en 4X4 de 21 jours est fait pour vous. De la Mongolie méridionale à la Mongolie septentrionale, vous voyagez à travers les régions les plus spectaculaires du pays.
    Peu de traits communs entre le mythique et aride désert  de Gobi, les vastes plaines luxuriantes du centre ou encore le grand lac sibérien Khuvsgul, si ce n’est leur immensité. Vous jouissez d’une diversité maximale de paysages et découvrez trois écosystèmes différents.
    Vous profitez des sites culturels et historiques les plus importants du pays, vous permettant de comprendre au mieux l’histoire et la culture du peuple mongol.

Pour avoir la fiche technique et vous inscrire  evasionmongolie@gmail.com