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Ulaanbaatar
Ulaanbaatar n’est pas, il faut l’avouer, la plus belle ville du monde. Quand on sort de l’aéroport en direction de la ville, on jette un coup d’oeil par la fenêtre et on se dit alors « vivement la steppe ». comment penser autrement lorsqu’ on aperçoit les cheminées des centrales thermiques au charbon cracher leur nuage de fumée, lorsqu’on passe devant des quartiers délabrés qui nous ramènent à la réalité d’un pays en voie de développement.
Puis on entre dans la ville, et là, les choses ne s’arrangent pas tant les bloc- bâtiments à la russe paraissent peu avenant.
Car UB c’est avant tout une vile à l’architecture purement stalinienne avec des bâtiments d’une tristesse à décontenancer le plus gaie des lurons, de grandes avenues et une place centrale comme dans toutes les villes de l’époque soviétique.
Cette Ulaanbaatar la est récent. A l’origine, il n’y avait que des yourtes (ger) et des centaines de monastères (environ 700). Puis une révolution socialiste est passé par là et « Urga » (ancien nom de la capitale) est devenu le « héros rouge » (ulaan- rouge baatar- héros) en 1924. Des années 30 aux année 60 il n’y avait guère que quelque bâtiments administratifs puis, de 1960 à 1990, ce fut le boum immobilier qui devait donner à la ville son visage actuel.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : il y a encore des gers, beaucoup même, et de plus en plus. Elles s’agglutinent sur les flancs des collines qui entourent la capitale à la manière de favelas à Rio, recueillant année après année le flot des nomades attirés comme des papillons par les lumières de la ville.
Et puis il y a le retour de voyage….

